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DEPRESSION

Le manque d’énergies vitales du dépressif l’entraîne, plus fort que lui-même, à sombrer dans de ce qu’il craint le plus : ne plus exister. Telle une fascinante et dangereuse sirène, la dépression manipule l’individu, malade de lui-même.

Pour « le dépressif », s’accrocher au mât de sa propre embarcation, retrouver un équilibre suffisamment bon pour ne pas sombrer, échapper à la dépression, se dégager des faux-semblants, regagner l’estime de SOI, puis continuer serein de nager vers l’accomplissement, est un acte de courage « total ».

Pour prendre conscience de sa renaissance et parfois oser se détacher de l’embarcation devenue trop lourde, le dépressif a besoin de l’assistance d’un regard bienveillant.

Attitude mortifère qui bloque le sujet, la perverse dépression possède et détourne l’état d’esprit du malade, créant dans le brouillard de ses filtres d’interprétation, des chemins neuronaux de destruction, des croyances négatives.

La dépression crée dans la tête du souffrant : la mort du désir, la castration des plaisirs, jusqu’à finir par faire «mourir le sujet lui-même», qui peu à peu se replie, se dessèche, jusqu’à perdre l’intérêt de sa propre vie.

Pourquoi ne considérerions-nous pas les choses sous un autre angle ?

Et si le dépressif était un quêteur de vrai, un audacieux éperdu de vrai-self, un courageux-quand-même, qui se met au pied du mur (la mort), pour oser regarder ses fondamentaux ?

Le dépressif se ressentirait-il prisonnier d’une société de faux-semblants, serait-il « surtout » malade de mécontentement ?

Pourquoi le dépressif n’arrive-t-il pas, ou plus, à atteindre l’absence de manque : l’état de tranquillité ?

Comment peut-il recommencer à s’enrichir lui-même de ce qu’il est : un être libre, courageux, créateur… alors qu’il est par tous reconnu malade, perturbé, pathologique ?

Si les autres nous renvoient une partie de ce que nous sommes, une partie de ce que nous aimerions paraître, et une partie de ce qu’ils « veulent » voir de nous, nous détournons nous-même les objets en fonction de notre propre regard sur nous-même. Changer ce regard donc ses croyances, voilà la clé pour guérir !

La dépression n’est-elle pas au final un atout pour oser prendre le risque d’exister, libre, confiant… quand même… peut-être…?

La voix est un outil opérationnel pour accompagner le rebond du dépressif.