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L’enfer, c’est les autres ?

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Bien chers toutes et tous,

D’après les historiens, une époque dure jusqu’à ce qu’il y ait « rupture » et qu’il nous faille changer pour de vrai, évoluer. Et apparemment nous y sommes « dans la faille ». Avec une énorme peur de la faillite. Et une énorme perte de confiance, évidemment.

Nous changeons en permanence, mais sur la base de ce qui nous gouverne. Souvent des peurs et des désirs contradictoires… Des paradoxes qui créent les courts circuits neuronaux nécessaires pour que le monde continue sa course folle et que le peuple privilégié jouisse d’en être satisfait(souvent en faisant semblant de se plaindre, pour obtenir encore plus).

Monsieur le président, La vraie confiance peut-elle s’ordonner, s’acheter ?

Serait-il utile de relire Maslow et les enseignements de sa pyramide ? La sécurité est au-dessus des besoins existentiels ; ce sont nos besoins existentiels qui sont gravement touchés et pour obtenir notre confiance il faudrait, je le crois, mettre la transition écologique au cœur (et au début) de votre prochain discours. Même si c’est inconfortable.

Suffirait-il de faire peur puis de rassurer en s’appuyant sur une fragile sécurité… Poser quelques caméras et satellites à la place des étoiles ? Et aussi sortir beaucoup d’argent (alors qu’officiellement nous n’en avions plus pour oser la transition écologique lorsque c’était encore dignement possible) ?

Une meilleure humanité ? Les caméras peuvent-elles nous y aider ? Des caméras partout auraient-elles empêché de voir les images d’un homme qui crève sous les genoux d’un fou, ou au contraire est-ce que ça les auraient rendues plus nettes, sur internet ? Farce est de constater qu’elles y sont déjà les images, dans les médias, et que pourtant loin de nous calmer, les climats semblent se réchauffer… plus vite que prévu !

Tant que nous serons obligés de défendre nos droits, nos droits ne seront pas acquis ; tant que nous serons obligés de faire semblant d’avoir des gestes citoyens, nous ne serons pas vraiment des citoyens heureux, paisibles, libres…ouverts aux autres !

Et moi, confortablement installé derrière mon ordinateur, suis-je prêt à changer ?

Nous faudrait-il encore juste un petit effort de conscience pour comprendre que la continuité passe, maintenant, par une implication personnelle – et non des regroupements à se battre contre les autres sans vraiment rien changer de soi ?

Puisque nous sommes en rupture, changeons de logique ! Bifurquons, inventons ! Mais pour y arriver, je ne peux que changer ma façon de me comprendre : Moi, en parlant à l’Autre.

Même maladroits nous pouvons apprendre à un peu mieux nous parler ; mieux se dire et mieux créer, ensemble. Et même… même lorsque l’Autre ne sait pas me parler – ce con, si moi je sais l’écouter et lui reparler, il me reparlera souvent mieux ; mieux vrai !

« L’enfer c’est les autres… » Lorsque cette phrase arrive à la fin de la pièce de Jean Paul Sartre, le Huis Clos s’arrête. La suite de ce théâtre infernal s’appellerait-elle aujourd’hui : déconfinements ?

Vais-je profiter de mes moments de vacances pour faire mes propres petits pas, « dire qui je suis et ce que je propose » même si les autres me font peur, même si les contextes me pressent à croire que c’est la guerre ?

Ouvrir ma voix – qui va ouvrir de nouvelles voies ?

Beaucoup y travaillent pendant les vacances… En bleu, quelques mots sur mon activité… vacante. Puis si l’envie t’en dis, sous le bleu, la suite de cette newsletter plutôt noire.

Proposition : Communication orale : coaching, media-training en lieu ressource*

  • nettoyer certains bruits qui perturbent mon canal de communication avec les autres,
  • trouver estime et confiance à (me) proposer dans ce que j’imagine être le bon sens commun,
  • comprendre l’enfer qui me ment, parfois.

Parler à l’Autre… Regarder pousser « ça » qui a envie de réfléchir.

Burnout, bore-out, brown-out, ou juste pour être un.e encore meilleur.e communicant.e, tu es bienvenu.e pour venir travailler tes burns (et le reste), en ressourcing dans mes bois.*

*accueil et nuitée dans une cabane en haut des arbres, sécurité garantie (chez ma voisine, préparée à te recevoir mieux que Disney – c’est-à-dire à moins de 12000 personnes par jours) !

L’enfer… c’est les autres ? Que faire ?

Triste de constater que certains nous tiennent encore à terre jusqu’à ce qu’on en crève parfois, alors que précisément nous voulons apprendre à nous relever pour ensemble marcher vers une meilleure humanité.

Avant de cheminer vers nos mondes étonnants (pour certains l’idée sera donc de se ré-amasser à 1200 personnes/jour chez Disney ; voir les mickeys,et ce merveilleux Dingo qui dodeline sa grosse tête au sourire figé) revisitons les paradoxes de ces derniers jours.

« Quoi faire ? » me demandait une belle dame masquée, les yeux plein de larmes… Probablement ne pas sur-nourrir le monstre qu’on ne souhaite pas voir grandir, ai-je répondu. Nourrir l’essentiel, de son mieux. La confiance revendra… peut-être.

« J’ai peur… », a-t-elle sangloté(oubliant de me parler aussi de ses désirs et petits pas qu’elle se sentait de faire – pour aller vers là où elle choisit d’aller mieux).

Cette pulsion de peur des autres, qui fait se resserrer les cœurs et souvent mal parler est légitime, mais il nous faut la traverser. Certes nous devons être vigilants à notre environnement, il y va de notre survie : les autres sont effectivement porteurs d’étrangetés, parfois de virus – l’histoire le prouve !

Mais l’Autre est aussi porteur d’autres choses… Une autre culture. Un autre modèle. De l’évolution ! Cette évolution dont nous avons tellement besoin maintenant. Une évolution qu’il ne faut pas couper, en fermant mes frontières sur mes petits égos, me cachant derrière mes masques

 

Alors la période est trouble ? À nous de traverser cette peur des autres. Peut-être se demander si ce gilet jaune que je vois à la télé représente à lui seul l’ensemble des gilets jaunes ; si ce flic en furie représente l’ensemble des gardiens de la paix ; si ce noir, ce blanc, ce politique, cet entrepreneur, ce voisin…

Que se passe-t-il lorsque je ne m’aime plus et ne m’appartiens plus, que l’estime de moi-même fout le camp et qu’en même temps je canalise ma hargne sur « les autres », ce salaud dangereux que je tiens à terre, ce salaud qui fait que je suis en colère, très en colère et très soutenu parcelles et ceux de ma caste – des gens bien, en qui j’ai confiance?

Que se passe-t-il ? Je ne suis plus moi-même l’être gentil, vivant, simple, ouvert, de bonne volonté. Et j’en veux aux autres – qui ont fait de moi « ce que je suis obligé de faire : redescendre aux enfers ».

Quoi faire de ce surmoi qui me pousse à… ? Je m’effondre et pleure, seul.e. derrière mes masques sociaux ? Puis hurle mon désarroi et me déchaîne et me ré-enchaîne à cette violence que je sens en l’autre – et qui en moi me fait si peur ?

Quant aux vacances des ONs…« Ils préparaient des voyages et ils avaient des opinions. Comment auraient-ils pensé à la peste qui supprime l’avenir, les déplacements et les discussions ? Ils se croyaient libres et personne ne sera libre tant qu’il y aura des fléaux. » Albert Camus, La peste.

mon coming-out (à mots confinés)

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Bien chers toutes et tous,

Que vais-je libérer ; qu’est-ce que je découvre de moi, que même après mon confinement je n’oublierai pas ?

  • certains (rares ?) diront sûrement que nous aurions dû cramer les vieux, à la naissance,
  • certains railleront que « non, il suffirait que nous n’ayons dans nos veines que du gel hydroalcoolique et… pffiou ; plus de virus ! »
  • certains, probablement en chinois, diront peut-être « je n’oublierai pas un bout de ciel bleu »,

Et moi ? De quoi suis-je…certain ?

Monsieur Macron a-t-il officiellement esquissé la chose « changement de paradigme »,puisqu’il a prononcé plusieurs fois ce mot, violent, « rupture » ? Ses discours me disent-ils juste de rester chez moi (sauf lorsqu’il me faut aller voter, ou produire), ou me parlent-t-ils aussi de nombreuses autres ruptures qui, accumulées, laissent certains historiens et scientifiques affirmer « changement de paradigme » ?

Qu’est-ce qui se trame et se travaille ?

Puisque confiné je suis, autant affiner « ce quoik » qui me dérange dans mon sommeil machinal de monsieur bien comme il faut.

Quoik… il en coûte ? (Argent, survie, vie… ?) Ces redondants phonèmes « quoi qu’il en coute », judicieusement placés dans le discours présidentiel, m’interpellent. Joués à 3 reprises avec la même couleur de voix et une intensité montante, ce triple couack était bien préparé, je crois. Mais pourquoik ? Peut-être parce que nous confondons souvent économie et finance, et que nous avons peur « de ce que nous sommes capables d’être et de faire, pour de l’argent, de la gloire, et aussi… pour nous distraire ? »

Certes « ON ne nous dit pas tout » et nous savons donc qu’ON ne peut pas tout entendre. Certes nous nous sommes sentis un peu apaisés « papa a les moyens de s’occuper de nous, il avait menti et caché quelques sous ; ouf, nous sommes… sauvés ? » ; « Papa, qui a bien fait de nous mentir, en tirera les leçons, distribuera quelques punitions et… après ça ne se reproduira plus… jamais ? ».

Un peu comme nous reconstruirions Notre-D(r)ame à l’identique, peut-on avec de l’argent continuer comme avant (puisque papa a encore quelques sous) ? Elle est là ma question. Il est là le point qui fait que j’ai du mal à donner du sens et suis évidemment mal en point, comme beaucoup qui veulent entendre que la rupture écologique est maintenant officialisée. Et que j’ai besoin de changer ma façon d’être au monde.

Alors, qu’est-ce que je vais libérer ; qu’est-ce que je découvre de moi, que même après mon confinement je n’oublierai pas ?– copiant le président, je réécrirai cette phrase une troisième fois, à la fin de l’article. Car je crois important de contre-manipuler de ne pas nous rendormir – seule façon de tenter un meilleur éveil, ensemble ?

L’idée te tente ?

Suite de mon petit coming-out ? Avant le retour de notre grand coming-in ?

Les organismes survivants et évoluants, que nous sommes, sont-ils en train de chercher à vivre ?

Cet être « presque relâché » que je suis maintenant, réveillé par « nos emprisonnements et bannissements », comment a-t-il vécu « ce très petit » qu’est le confinement ? Et maintenant comment va-t-il grandir ?

En tous cas, pour se sentir en santé (sauf pervers narcissiques au stade irrattrapable) un individu a besoin de donner du sens, Franckl l’a démontré.

C’est maintenant officiel, visages plus masqués que jamais, mâchoires serrées, nous serons « presque relâchés de notre confinement le 11 mai ». Il va donc falloir nous re-rencontrer, avec un nouveau tact, « sinon la punition sera(it) là pour nous rappeler notre faillibilité ».

Le chaos est là, c’est évident… étais-ce l’un des objectifs ? Faire naitre du chaos quelque chose d’autre ? Si je n’analyse que cette option, qui serait la plus réjouissante pour la planète, je ressens, tout au fond de moi le besoin de te dire : Oui, mais… lorsqu’un individu « endormi dans ses routines » subit une cassure de ses automatismes (rupture de pattern), s’il n’est pas bien accompagné à se réveiller par le praticien, il se rendort le nez collé à son ordinateur. Sans s’en apercevoir, machinalement il se rendort (2) ; après un micro éveil il fuit l’inconfort de de son réveil détestable et se rendort (3), sans réfléchir aux conséquences de ses actes. Il se rendort (4)en se raccrochant aux automatismes qu’on lui prétendra naturels, logiques, familiers, de bon droit, pour lui, et sa survie. Et à 5, « DORS je le veux ! »

 

Au stade de « presque relâchement » où nous en sommes, pouvons-nous faire semblant de nous rendormir ? À chacune, chacun, de choisir son chemin. De rétrécir le cadre en faisant semblant de ne pas voir ce qui en déborde, ou de tenter un meilleur éveil.

La peur de mourir du virus, nous en avons beaucoup parlé ; mais est-ce aussi de la rupture écologique, dont nous ne parlons que très peu, à mots confinés ?

Bien sûr, dans les décisions gouvernementales (que je ne connais pas vraiment et ne comprends pas toujours) il y a de nombreuses hypothèses qui m’effraient, et je ne les oublie pas : puisque l’homme est dangereux pour l’homme : faut-il le surveiller ? Qui / que faudrait-il éliminer ? Et selon quels moyens et critères ?

Alors voilà, n’ayant évidemment pas LA réponse à moi tout seul, mais ayant encore le droit et le devoir d’agir un peu sous mon masque, je nous propose maintenant une bouffée d’oxygène :

Ce film, très court,  montre comment la réintroduction d’un petit loup permet de changer tout l’équilibre d’un écosystème, jusqu’au tracé d’une rivière.

Mon propos n’est pas « faut-il ou non réintroduire les loups dans Paris », ils y sont peut-être déjà entrés me souffle Serge Reggiani. Ma question est (et personne n’a seul.e. la réponse) qu’est-ce qu’un changement apporte… d’effondrements en chaines ? De créations positives ? Et surtout, maintenant, comment je peux « être le changement que je veux voir dans le monde… » y’a un certain Gandhi qui disait ça, oui ?

Alors, qu’est-ce que j’ouvre de moi que même après mon confinement je n’oublierai pas ? Qu’est-ce que je vais réintroduire dans le monde… Mon soi-disant besoin d’exploiter la planète plus qu’elle ne peut produire, même si ça me distrait ?

La forêt Amazonienne ?

L’Australie et son écosystème ravagé par les conséquences de nos activités? On continue ?

Jusqu’à présent nous n’avions jamais écouté les cris du GIEC, ni les recommandations des autres scientifiques qui nous disaient de ralentir… Et si, au lieu de demander un droit exceptionnel à polluer pour rattraper le temps « perdu », nous profitions des rebonds de ce petit coronavirus pour évoluer ?

  • changer notre façon de consommer, de voyager,
  • donner notre soutien et notre argent à des entreprises responsables, apprenantes,
  • soutenir des politiques, y compris des tous petits citoyens, qui sont déjà sur la brèche pour travailler un monde plus respectueux,

La liste est longue pour dire ce qui me fait envie et que je vais changer. Avec assertivité.

Une nouvelle guerre se prépare ?

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En guise de bonne année, un ami m’a dit « Quelles sont les limites de l’homme ? ». Comme c’est un ami né dans un camp de concentration et qu’il a manqué ne pas survivre « à la chose », j’ai perçu un peu de tristesse dans sa question. Surtout lorsqu’il a rajouté : c’est vrai ! Après une guerre on fait presque tous le vœu que « plus jamais ça ». Et quelques temps après…

Mon ami a-t-il raison de poser sa question ? Je crois que c’est un cadeau inconfortable qu’il nous fait, en ce début de « bonne année ». Mais un cadeau qu’il nous faut regarder, en ce moment particulier où beaucoup se demandent si on peut encore se souhaiter une bonne année… de vie.

Nous faudrait-il juste apprendre à vivre, alors que nous ne sommes que « programmés à survivre » ?

Un choix d’évolution ?

La science est formelle :

1- Je suis programmé à chercher ce qui pourrait ne pas (m’) aller. Il en va de ma survie.

2- Nos pensées sont interconnectées et, en rebond, nous reviennent. Puis elles re-glissent à travers nous, imprégnées d’un passé plutôt dramatique.

Alors serions-nous principalement en train de chercher ce qui ne va pas, pour chacun de nous, nous renvoyant les uns aux autres, en miroir, ces choses qui pourraient ne pas nous aller ? Serions-nous, plus fort que nous, en train de maintenir un programme de survie quand nous pourrions tout simplement apprendre à vivre ? Vivre, ce fait nouveau, à l’échelle des cerveaux.

Nous verrons aussi dans cet article que c’est possible de fuir ses responsabilités derrière les mascarades. Nos vies en surchauffe et nos organismes sous-pression produisent en permanence des doses élevées de cortisol, cette hormone du mauvais stress qui nous paralyse et nous empêche d’apprendre et de comprendre par nous-mêmes. Nos cerveaux embrumés de vapeur de cortisol n’ont plus qu’à rétrécir le cadre du jeu pour ne plus voir les fumées. Facile alors de faire semblant d’être « Open » pour faire « le saut en Australie !

« Quelles sont les limites de l’homme ? » Voici ma petite réponse. Espérant qu’elle nous inspirera à toutes et tous une année plus libre, apprenante, responsable… une vraie bonne année ! Que je nous souhaite.

Je vais te raconter l’histoire d’une étincelle qui n’est pas encore un incendie. Voici l’histoire réelle d’un petit bonhomme, dans les normes. Âgé de 8 ans, l’enfant n’a pas encore conscience qu’il a, parfois, le choix des modèles. Alors il joue, gentiment, dans la chambre de son grand frère. Et il apprend…

Suite de l’histoire

…Il apprend certes un peu par lui-même mais surtout se modélise : en miroir ! Son cerveau engramme ce qu’on lui enseigne « être merveilleux ». Et un jour il le restituera. A sa façon (c’est-à-dire beaucoup comme il a été façonné !). Pour le moment notre petit gars est en paix. Joyeux, fier, confiant, heureux, il joue gentiment aux côtés de son grand frère.

A côté du petit, un héros de son époque, le grand frère, lui aussi « s’amuse gentiment ». Il s’occupe sur son ordinateur chéri, sans même se demander si son épiphyse (glande pinéale) souffre de la résonnance des microprocesseurs ( !!). De façon virtuelle et sans aucune pitié, ce « grand frère modèle » dessoude habilement des ennemis à grand coup de manette vibrante.

Scène classique :

Les enfants se croient heureux. Et ils le sont. Ils le sont puisqu’ils s’aiment et sont bien ensemble (bien qu’absorbés dans leurs activités distinctes). Présents l’un à l’autre ils échangent à différents niveaux de conscience. Il n’y a, en apparence, aucun danger dans cette maison. « Ils ont bien le droit de s’amuser un peu, oui ? ». Oui, c’est ça, amusons-nous.

Accompagné d’une scénarisation saisissante par les programmeurs d’Enfants, les deux joueurs sont évidemment saisis par les histoires qui, elles, se jouent d’eux. Et, sans vraiment s’en apercevoir, ils interagissent, communiquent bien au-delà des mots.

Le maître principal est-il l’ordinateur ?

À l’intérieur des deux cerveaux s’enseignent, consciemment et inconsciemment, des chemins neuronaux. Dans cette histoire, en miroir, le petit prend les chemins neuronaux du grand, tout comme le grand s’inspire du petit. Principe d’intussusception : je nourris mes cellules de ce que j’observe.

Si, sur un vrai champ de bataille, le grand frère faisait la guerre pour de vrai et que son capitaine plaçait un électroencéphalogramme sur sa tête de vrai soldat, ce serait les mêmes chemins neuronaux que nous verrions se créer dans sa tête. Les mêmes chemins que lui s’amusant sur son écran de jeux virtuels. Et il en va de même pour le petit frère qui, vivant un moment de bonheur fraternel, protégé par le grand, associe ce bonheur paisible à la guerre qui se déroule dans sa tête et sur l’écran.

Dans ce cadre en apparence normal, voilà comment la guerre devient un bonheur normal et familial ! À cela s’ajoute encore une autre dimension, que les neurosciences révèlent : au moment où pourrait s’ouvrir une fenêtre fondamentale dans le développement de l’empathie (entre 8 et 12 ans), celle-ci se referme sur un jeu virtuel où les deux enfants n’occupent tous les deux qu’une seule place : celle du guerrier sanguinaire, vainqueur et puissant. L’empathie en pâtit donc !

Bien sûr, les deux enfants ne vont pas sortir de la chambre pour aller donner des coups de rangers dans la tête de celle ou celui qui aurait dû remplir le frigo. Bien sûr, toutes et tous n’iront pas mourir à la guerre ! Mais combien d’entre nous survivront au milieu des guerres financières – et autre mesquineries, indignes de nous.

Dans mon histoire, bien réelle, j’aimerais que les cerveaux des enfants s’équilibrent « de bons sens » mais j’ai des doutes : un petit bout de bois trouvé dans le jardin pour jouer à « pan pan t’es mort / même pas vrai » n’a évidemment pas la puissance, ni le même sens qu’une réalité virtuelle (!!) augmentée – avec laquelle je ne peux que réagir en fonction du programme.

Que se passe-t-il dans ma tête ? Surtout que, dans le transistor, passe une publicité « Je voudrais être le souffle après la tempête », dit la petite voix du soldat. Et la grosse voix (off) résonne, pour l’intérieur des braves « armée de terre – votre volonté : notre fierté ». Le media radio que j’ai choisi (pour ses programmes) me parle : stimule mes propres programmes. Puis, sous l’effet acquit du cortisol, influence grandement ma façon d’appréhender/penser/agir !

Comment je peux non pas réagir mais répondre ? Probablement en prenant au sérieux le témoignage de ceux qui savent les tristesses de ce qui n’est pas un jeu – ne devrait pas en être un.

  • en prenant conscience de ce qui est. Et aussi de l’endroit d’où nous venons. Et aussi là où nous voulons aller.
  • en tentant (et avec ténacité) des attitudes congruentes avec nos valeurs citoyennes.
  • en faisant de mon mieux pour dire ce que je perçois et veux. Assertif.

L’argent, « le nerf de la guerre » ?

Comment ne pas recréer « l’histoire qui recrée l’histoire que nous ne voulons plus » ?

Juste en prenant conscience que nous -organismes survivants- sommes programmés à faire la guerre. Mais que ça n’est pas comme ça que nous pouvons être heureux. Même si nous sommes les plus forts. Ou les plus riches !

Quoi qu’en disent les publicités, ça n’est ni en prenant l’avion pour réchauffer l’atmosphère, ni en asphyxiant les sportifs de l’Open d’Australie que nous arriverons à être heureux pour de vrai. S’il est possible de comprendre pourquoi un joueur joue sa santé et comment toute une organisation se joue de notre santé, c’est évidemment plus difficile pour mon estime de ne pas faire ce qui me semble juste, au-delà de l’argent qui me pousse à…

Le paradoxe du tennisman cuit à l’étouffée (et riche survivant de ses actes !) nous enseigne probablement que le bonheur de vivre, aujourd’hui, nécessite de résoudre quelques paradoxes (de survie).

Voilà, mon article est maintenant (presque) terminé. Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?

Essaie-t-on ensemble d’aller plus loin ? Sans une communication plus assertive je crois que nous n’arriverons pas à retoucher aux programmes de mauvaises destructions, car nous sommes maintenant programmés par un passé « à se faire la guerre » – y compris sur le plan financier (ça nous occupe souvent à plein temps !).

Le contraire de l’ennui, n’est pas la distraction, ni le passe-temps. Le contraire de l’ennui s’appelle « l’émerveillement ». Le marketing l’a bien compris, lui qui tire les ficelles des marionnettes endormies que nous sommes, parfois ! Le monde merveilleux est le contraire d’une mascarade. Chez les braves gens, courageux, il s’appelle une tarte aux pommes, un lever de soleil, quelques crêpes bien faites et partagées.  Un bonheur réel, digne, se décide, se propose, et se mérite, tout de suite – même s’il ne vient pas tout de suite/maintenant !

Est-il temps d’apprendre comment calmer un peu le feu de nos cerveaux ? L’époque de donner de l’énergie (donc aussi de la finance) pour des recherches qui vont là où il y a vraiment un peu d’espoir ? Par exemple un fonctionnement et un stockage plus congruent de l’énergie, des recherches en santé hyper-prometteuses, des accompagnements réalistes pour des gens -et des enfants nouveaux- qui vont avoir besoin d’inventer de nouveaux modèles ?

Un nouveau modèle qui peut-être déjà émerge ? Un modèle encore fragile, comme un début qui se cherche ? Ce « un petit peu de bonheur tranquille qui calmerait un peu notre cortisol » transmettrait-il peu à peu une permission, essentielle pour se sentir bien dans le moment : celle de l’estime de soi ? Qui rebondit en l’autre, et débouche parfois sur des accords de confiance ?

Les trouvailles qui font que l’homme se sent grand d’être en accord avec lui-même risquent de nous surprendre de simplicité. Mais avant d’arriver à ce simple (artistique) faudrait-il que nous comprenions que « nous sommes maintenant programmés pour faire la tempête » et que, lorsque nous avons peur, notre cerveau (reptilien) nous commande d’attaquer ou fuir comme des bêtes – par les chemins neuronaux déjà pré-tracés ?

Un petit pas en avant, un petit pas en arrière, ai-je répondu à mon ami, est-elle là notre capacité à ne pas avancer ?

Alice au pays des désenchantements

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Merci de vos retours d’il y a 15 jours concernant la rupture de pattern – et ce qui lui fait suite !

« Salut ! Je vois que tu es toujours aussi « atypique » …
Qui va se battre pour changer le monde ??
Ceux qui sont à découvert le 15 du mois ? Ils ont bien d’autres soucis de survie.
Ceux qui brassent des millions ? Ils risquent de tout perdre.
Ceux qui sont la tête dans le guidon pour essayer de maintenir leur niveau de vie ? Ils y penseront peut-être quand ils seront à la retraite.
En fin de compte… Il reste qui ?
Bises ! »

Ce chef d’entreprise est un ami, qui trouve le temps de me répondre (quand même). Comme nous nous aimons et ne nous voyons pas suffisamment (à cause du business), j’attendrai évidemment sa retraite pour lui parler de Nous. Mon copain a raison : « en fin de compte il reste qui » est une très bonne question. Il reste surement quelqu’une, quelqu’un, mais à condition de se sortir… des planifications qui nous éloignent de notre essentiel ! Sortir de ses schémas et lever les yeux vers ce qui mérite d’être vu est un art…

Aujourd’hui nous allons observer ce qui attise puis attire parfois notre attention là où nous ne voulons pas aller. Nous parlerons un peu d’hypnose et aussi de l’ennui lié aux automatismes de nos vies. Des routines parfois déroutantes, qui attendent et appellent… Qui, quoi ?

S’adapter sans se perdre, sans sombrer dans cet hypnotique mouvement des « il faut/tu dois/tu vas » est un travail d’assertivité. Une véritable reprogrammation de nos cerveaux. Il est utile de savoir qu’un cerveau fonctionne plutôt en mode automatique, programmé, jusqu’à ce que – rupture de pattern, réveil – j’écoute et ne puisse que regarder… la suite.

Déresponsabilisé ?

Si certains artistes savent naturellement switcher d’une tâche à l’autre, sans perdre leur intégrité ni leur bonheur à vivre, nous sommes encore quelques-uns, quelques-unes, à avoir besoin de sortir de nos automatismes de survie. Serions-nous parfois bloqués en mode automatique, hypnotisés à désirer la rupture de pattern « qu’ON nous fait croire vouloir attendre » ?

En hypnose, la rupture de pattern est l’appellation donnée au moment où – sous le pouvoir de – je bascule dans un état de conscience autre, nommée conscience modifiée. Effrayant ? Oui. La rupture de mes automatismes est donc une espèce de viol, qui peut aller jusqu’à violer mon intimité. Mais dans le cas de l’hypnose thérapeutique, c’est souvent « pour la bonne cause ». Le patient pourrait formuler sa demande ainsi « je m’en remets à toi le thérapeute ».
Sortons de l’hypnose thérapeutique et observons, maintenant, le petit thérapeute que nous sommes tous, ainsi que la fascination que l’argent a sur nous.

Le courage de ses désirs

Lorsque je m’ennuie dans mes routines, réclamant ma dose de re-stimulation, qu’est-ce que je fais ? Prenons un fait d’actualité sympathique. C’est un beau cadeau que d’envisager la paix et le partage de cette paix, dans le respect. Bientôt Noël, moment pour prendre le temps de notre essentiel et tenter de le partager ?

Nous l’avons vu, en permanence nos cerveaux s’alignent les uns sur les autres et sont en permanence prêts à réagir à l’extraordinaire. Mais quel est-il cet extra-ordinaire dans nos petites routines de pression à l’achat ?

Ma grande surface qui m’aime (??)  m’aime-t-elle vraiment ? Et est-ce que je veux lui donner mon content ? Elle qui me dit tout ce qu’il convient de me dire pour que je consomme « ce qu’on me fait croire vouloir avoir » ? Elle qui refuse de dire au micro qu’un doudou a été retrouvé au rayon fromage – et qui ne dit donc pas que le doudou a été précieusement ramené par un pépé gentil qui, même vieux, a traversé tout le magasin pour que ne pleure pas le bébé. Ce serait pourtant une belle histoire de Noël. Humaine !

Mais chut… il ne faut pas prendre le micro et les réveiller, ils sont en train d’acheter – et c’est du sérieux ! « C’est Noël, comprenez-vous, et moi simple hôtesse d’accueil, je n’ai pas, je n’ai plus le droit de créer une rupture de pattern » – qui ferait sourire le monde et dérangerait la danse automatique des achats ? (NB : scène vécue dans une grande surface où je ne passe(rais) plus le clair de mon temps.)

Suggestion : et si Noël était ma prise de temps pour aller là où la joie m’appelle, même si cette joie n’est pas toujours simple à regarder ? Et si je m’offrais le luxe de ne pas dire oui lorsque je veux dire non ?

En coaching, la joie porte bien d’autres noms : amour, courage, paix, gratitude, dignité… Et lorsque la joie se fait « dignité » c’est un lieu où je peux distinguer l’estime de la fausse confiance ET, même au milieu des mascarades, m’affirmer. Ceci étant, savoir dire « oui, non, je ne sais pas, je ne comprends pas », avec aisance et joie, tout en invitant l’autre à faire de même, ça se travaille.

Un peu partout j’entendrai encore « Dors, je le veux ; la science, ton nouveau dieu rachètera tes fautes… ». Mais peut-être y aura-t-il à l’intérieur de moi, comme une lumière. Une vieille connaissance, qui revient de loin. Un sourire. Et si j’y prête attention, peut-être même que ce sourire sera autour de moi ?

En fin de compte « qui reste-t-il », me demandait mon copain ? Moi, et Toi, et Toi, et l’Autre évidemment. Bien sûr il reste aussi la grande surface, qui sait mettre les bières à côté des couches culottes le vendredi – pour que papa s’offre une petite compensation au fait de faire les courses. Mais papa n’est pas obligé d’acheter de la bière de Noël s’il n’en veut pas. Ni d’aller faire ses courses dans une grande surface.

Ces petits malins qui se disent être mes amis, le sont-ils vraiment, eux qui étudient mon comportement pour mettre les produits là où mes pas m’amèneront à être accroché par tout un tas d’autres choses – à mettre en mode automatique dans mon chariot ? Comment osent-ils ?

Mais maintenant que je le sais, puis-je décrocher certains de mes hameçons, dans cette course contre la honte des faux cadeaux ?Œuvrer, pour de vrai, à la paix ?

Que, qui reste-t-il ? Des gens, qui tous ne sont pas mal intentionnés et qui même sont souvent gentils. Des gens qui ont encore envie, des braves souvent maladroits, entraînés plus fort qu’eux dans des mouvements, planifiés, qui les éloignent de la fraternité. La rupture de pattern est fondamentale, et surtout ce qui lui fait suite. Pour rejoindre peu à peu notre essentiel et profiter d’un éveil « plus conscient », la question est pourtant simple : qu’est-ce qui me fait envie, ici, maintenant ?

Communiquer, c’est se nourrir. Une présence, une parole, un sourire, une balade, une ballade, une orange et hop, Noël est réussi … Peut-être … Mais est-ce que ça vaut la joie d’essayer ?

Ce petit lapin d’Alice au pays des désenchantements, qui n’a plus le temps, qui paye pour dissimuler son mécontentement, serait-il aussi cette voix qui résonne parfois en moi, lorsque je suis en mode automatique – planifié de conneries qui me sclérosent l’intégrité ? Une  espèce de drame qui inventerait le drame pour s’occuper ? Et qui, lorsqu’il n’y a pas, ou plus de drame, en invente un, disant « moi je m’ennuie, moi je ne veux pas mourir, moi j’ai peur de vivre, moi je n’y crois plus… » ?

Cette semaine j’étais à Sciences Po pour accompagner celles et ceux qui ont terminé leur master. Je veux en témoigner : nos jeunes – celles et ceux qui arrivent au bout de leurs apprentissages scolaires – ont envie, et sont là, et sont créatifs, et ont besoin de Nous. Enfin, ils ont besoin de celles et ceux qui sont encore là, avec eux.

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Ceci n’est pas un article sur Greta Thunberg !

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Bien chers tous, bien chères toutes,

Communiquer manipule. Construisons-nous parfois nos communications sur des manipulations qui ne nous conviennent plus ?

Les choses changent oui, en permanence ! Mais souvent dans la continuité des programmes déjà établis. Et nous avons un monde à changer… de nouvelles façons ! Est-ce pour cette raison que Greta Thunberg a créé, pour nous, en nous, une rupture de pattern ? Qu’est-ce qu’une rupture de pattern, et que se passe-t-il après cette rupture, dans cette routine que nous exécutons sans même y réfléchir ?

Une rupture de pattern est une surprise qui casse notre planification. Elle rompt nos automatismes et nous manipule à regarder ce que, sans elle, nous ne saurions voir. Elle est donc ce moment précis où les vertiges de l’inattendu nous incitent à… faire suite.

Et c’est cette suite qui est fondamentale à la prise de conscience.

Pourrions-nous alors nous manipuler pour tenter des pensées et des communications plus conscientes ? Donner de meilleures suites à nos ruptures de pattern ? C’est le pari que je prends en vous écrivant cet article sur l’art de la manipulation.Un pari que nous allons réaliser avec l’exemple de Greta Thunberg qui, à l’évidence, choque bien des gens, et de façons différentes.

Nous verrons ensuite si nos regards ont un peu changé.

Et si mon regard change, changera-t-il aussi un peu le monde ? (- :

La rupture de pattern, comprendre le bug

Tous et toutes nous utilisons la rupture de pattern pour arrêter l’autre dans ses automatismes et capter ses attentions – prendre ses énergies ! Et parfois c’est délicieux ! Par exemple lorsqu’au milieu des photos sans surprises qui défilent sur mon écran je découvre ma cousine avec une carotte à la place du nez, je ne peux que la regarder, et rigoler, joyeux de penser à elle et de lui fournir mes énergies légères.

Nos fonctionnements en modes automatiques sont certes pratiques pour ne pas voir et accomplir les tâches programmées, mais ils font souvent de nous une réaction prévisible, idéale, pour ceux qui savent créer les ruptures et tirer les ficelles des réactions. Des ficelles souvent stimulées par la finance, convenons-en. Un mode de vie, petit jeu dangereux à mon avis. Un danger que Greta Thunberg met en exergue dans son appel violent « comment osez-vous ? ». Ce cri poussé par elle à l’ONU me surprend. Je ne peux pas ne pas l’entendre ; je l’entends même avec intensité au milieu de mes routines ; il y a rupture de pattern, moment de flottement où :

  • ma planification est rompue. Je suis interpellé, dérangé dans mes automatismes !
  • mon cerveau est fragilisé. Et parfois, très important : même mon cœur est ouvert !

Dans cet exemple, Greta et les gens qui accompagnent Greta à être Greta ont utilisé son talent, son âge et son trouble, pour nous troubler : créer une rupture dans nos plans pré-établis, nos patrons. Et ça a fonctionné. Quoi qu’on en dise et lise ! Greta, incarnant le futur, pose une question que parfois nos enfants n’osent pas nous poser. Elle nous a touché. Reste à savoir comment faire -non pas fuite- mais suite, utile.

Lorsque ma routine est rompue, qu’est-ce que j’entrevois de ma vie ; qu’est-ce que je peux, dans ma vie ? Comment interpréter mon propre trouble ?… Ça rumine vite un cerveau !

Comment reprendre le courant de ma vie ? … C’est créatif et parfois couard un cerveau pressé !

  • j’attaque et pique Greta – ricanant des choses fausses, qui se propageront forcement. Par exemple : ON ne prend pas l’avion pour aller dire à l’ONU qu’il ne faut pas prendre l’avion !
  • je focalise sur son trouble autistique pour justifier que moi je suis normal et qu’il est anormal qu’une enfant me dérange « comment ose-t-elle, elle, me demander ça ? »
  • je ne fais rien, effrayé, sidéré par la belle grosse cravate rouge du président Trump – me repliant moi-même contre le mur, à l’image de Greta écrasée par la sécurité de l’ONU, pour qu’ON laisse passer le plus fort !!!  Je vous encourage à ré-observer les yeux de l’Enfant Greta, ainsi que les vôtres lorsque vous regarderez la scène avec vos propres yeux d’Enfant : à notre tour, serions-nous influencés par le pouvoir du plus fort ?Quant à Greta qui fuit le président une fois le président parti, dans les dernières images, quel air étrangement triomphant… n’est-ce pas étrange tous ces manquements à la communication ?

Que ce serait-il passé si un président, assertif, avait lui-même écarté la sécurité pour dire à Greta « Je sais que tu ne veux pas me parler mais moi je veux te dire que je t’ai vue et entendue. Tu n’as pas en main toutes les informations qui gouvernent le monde, mais ton message mérite toute notre attention » ? Le visage de Greta, le nôtre, et celui du monde en aurait-il été changé ?

Moment où je peux changer mes habitudes, la rupture de pattern sert à « ça », changer, grandir ! Elle est ce moment de réveil où je peux choisir de fuir l’inconfort du réveil, ne pas me réveiller, souvent en me rendormant de fausse bonne conscience ; mais ça peut aussi devenir ce moment précieux, où je peux, MOI, entrevoir l’éveil et œuvrer à ce qui est encore possible, pour de vrai.

Parfois, nous oublions d’écouter notre Enfant intérieur, et nous, Adultes décisionnaires, retournons derechef à nos routines automatiques – au lieu d’aller là où nous pouvons encore aller. Et si finalement je lisais quand même le rapport du GIEC, au lieu de focaliser sur la forme des propos de Greta – dont eux, certes, nous pourrons toujours discuter ?

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« Les 3 passoires de Socrate », une manipulation utile ?

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Bien chers tous, bien chères toutes,

Machine à collecter le clic (et les courts-circuits de notre cerveau ?) Internet se nourrit de mouvements, dévorant notre temps et réduisant les moments d’échanges, sans interface, dont nous avons tellement besoin.

Comme moi, je vous imagine travaillant avec les outils de notre époque, et vous propose d’aller puiser dans les enseignements de Socrate de quoi comprendre ce qui nous a conduit là :

  • vous à me lire au milieu d’un amoncellement de mails inhumains
  • moi à écrire alors que mon métier est la communication orale.

Prenons le temps de ce vieux regard socratique, en tentant le test des trois passoires.

Les enseignements de Socrate nous apporteront-ils une solution pour calmer les jeux des souris de laboratoire que nous tendons à être ?

Bonne lecture,

  LES 3 PASSOIRES DE SOCRATE

Quelqu’un vint un jour trouver le grand philosophe Socrate :

« Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ? »

– Un instant, répondit Socrate, avant que tu ne me racontes tout cela, j’aimerais te faire passer un test très rapide. Ce que tu as à me dire, l’as-tu fais passer par le test des trois passoires ?

– Les trois passoires ?

– Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des trois passoires.

La première passoire est celle de la vérité.

As-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est vrai ?

– Non, pas vraiment. Je n’ai pas vu la chose moi-même, je l’ai seulement entendu dire…

– Très bien ! Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Voyons maintenant. Essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté.

Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?

– Ah non ! Au contraire ! J’ai entendu dire que ton ami avait très mal agi.

– Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es pas sûr qu’elles sont vraies. Ce n’est pas très prometteur ! Mais tu peux encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité.

Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?

– Utile ? Non pas réellement, je ne crois pas que ce soit utile…

-Alors, de conclure Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? Je ne veux rien savoir et, de ton côté, tu ferais mieux d’oublier tout cela !

Alors qu’à notre époque toute info est susceptible d’être amplifiée par nos media hyper rapides et puissants, devons-nous considérer, même si c’est inconfortable, que nous sommes encore des communicants ayant besoin de mieux communiquer ?

Socrate et son disciple ont-ils fait de leur mieux pour dire ce qu’ils perçoivent et veulent ? L’histoire ne le dit certes pas, mais puisque nous sommes les rebonds des rumeurs de l’époque que Socrate tentait déjà de calmer, observons, ici et maintenant, nos implications et moyens à communiquer.

 L’être assertif n’oublie pas. Il fait avec et de son mieux, n’oublie ni les passoires ni les casseroles, ni qu’il perçoit le monde à travers ses filtres d’interprétation.

Oublier (et faire comme si de rien n’était) peut devenir dangereux lorsque les jeux d’une époque s’y prêtent.

Si Socrate l’assertif avait vécu à notre époque, aurait-il écrit, ou dit, non pas « d’oublier les paroles de l’Autre » mais de faire avec, sans amplifier ce qui ne mérite pas de l’être.

 

 

[Questions/réponses] Pourquoi Platon dit-il que la voix est le reflet de l’âme ?

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Bonjour,

J’espère que nos échanges porteront de belles énergies ; échanges où chacun chacune se sentira responsable de dire ses libertés ; énergies qui font que « l’oiseau », cher à Prévert et Pierre Rabhi, ne se débarrasse pas de sa goutte d’eau dans l’incendie pour se donner fausse bonne conscience mais l’utilise… avec efficience… holistique !

  Pour participer aux débats, écrivez ou mieux appelez-moi.

Qu’y-a-t-il à l’intérieur de ma voix ? Que voulait dire Platon à travers sa célèbre phrase « La voix est le reflet de l’âme », y aurait-il un reflet que parfois j’oublierais d’observer, un peu comme je ne saurais pas prendre le temps d’écouter ma voix et les rétroactions qui en découlent  ?
J’ose l’hypothèse que l’amitié, la joie, la bienveillance, sont l’essentiel élan de l’âme.
Il me semble que la mise en commun de tous ces gens voulant se sentir bien attire souvent un gigantesque « sentir mal »… à force de parler, serions-nous de plus en plus mauvais ?

Platon « La voix est le reflet de l’âme  »

Un « juge-ment » est posé. L’as-tu remarqué ? Je pose dans ma question une petite graine (de ma représentation du monde) qui, en séance de travail, mériterait d’être reformulée :

– Alors selon toi « nous serions de plus en plus mauvais » ?

Nos mots, une fois prononcés, entendus, nous habitent, et souvent bien malgré nous. Nos paroles redessinent nos perceptions du monde, qui reprogramment ce qui semble nous animer. Des phonèmes pensés qui, bout à bout, créent des codes et des cordes, des liens qui colorent nos vies, méritent donc d’être émis avec la meilleure conscience possible. Dans le prochain article, nous irons voir un des maîtres de Platon, Socrate, pour tenter de comprendre comment mieux attirer le positif. Mais revenons à cette voix-reflet, miroir qui peut aussi ne montrer qu’une toute petite partie de mon moi égotique, si je n’ose pas, aussi, me regarder autre que ce que je crois être…

Cette voix qui me dépasse et dont je suis

Je ne peux qu’écrire mon interprétation de ce qu’a dit (aurait dit ?) Platon : pour moi la voix est bien plus que le simple reflet des états d’esprit qui m’animent (et qui sont en partie suscités par mes conditionnements). Elle est le reflet de ce que Frédéric Lenoir appelle « l’âme du monde » qui me constitue, ainsi qu’un pari, une envie personnelle qui résonne à l’intérieur et à l’extérieur de moi… Ma voix, c’est cette vibration qui traverse mes moi-peaux dans le but de toucher l’Autre et d’en goûter les rétroactions (réponses et réactions).

Certes, c’est plus simple à percevoir qu’à écrire. La voix est le reflet de l’âme, le maitre Platon disait ça et tout était dit, par son talent d’orateur. Mais amusons-nous, disséquons encore un peu :

Notre voix nous révèle l’essentiel si nous savons l’ouvrir… et l’écouter. Si j’étais parfaitement assertif ma voix serait donc le parfait reflet du petit bout du monde que je suis ; microcosme dans un macrocosme qui en miroir serait, évidemment, un rebond essentiel de communication. Mais l’assertivité parfaite est un fantasme, déjà merveilleux de vouloir approcher. La voix est le reflet de l’âme, merci monsieur Platon – émission/réception, travail d’écoute active, de chaque instant.

En résumé et en théorie : pour rayonner de toute son âme et continuer de chercher et peut-être trouver l’âme amie (amitié, gratitude, ouverture, bienveillance…) il faut soi-même être et chanter ce reflet ami qui génère les synergies amies.

Pour nous sentir un peu mieux, suffirait-il de nous dé-pervertir plus souvent de ce voile qui dissimule ce qui nous anime ? Un chemin qui passe sans doute par développer notre assertivité au quotidien.

PROPOSITION : week-end ressource, coaching et media-training : 2 jours au milieu des bois pour venir travailler ta voix, ta parole, tes actes de négociation, ça te fait envie ?

     coaching (savoir être) + media-training (savoir faire) = meilleure assertivité

Bon, j’espère t’avoir convaincu que communiquer est impliquant. Comme promis je prépare l’article « les 3 passoires de Socrate » pour tenter d’illustrer notre pouvoir d’attraction : est-il possible d’aller chercher des attitudes plus harmonieuses (même lorsque nos automatismes nous invitent à mal critiquer l’autre) ? Réponse le mois prochain.

En attendant je te propose de jeter un œil à cette vidéo : le masque est un porte-voix… de l’âme !

Bonnes vacances !

Être vacant c’est important…